#8mars8femmesnoires – Audre Lorde (USA)

A l’occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, le collectif AfroFem a choisi de mettre à l’honneur des portraits de femmes noires.
Noalivia a souhaité mettre en avant le parcours de l’américaine Audre Lorde.

« Toujours avancer – Jamais reculer »
devise de la Grenade dont les parents d’Audre Lorde étaient originaires

Pour un 8 mars tout en couleur, nous avons la volonté de donner de la visibilité à des femmes qui n’ont pas l’opportunité d’être dans la lumière et dont les noms ne sont pas familiers dans le sacro-saint monde féministe.

En diffusant des portraits de femmes connues ou moins connues, qui ont eu de l’importance ou une influence pour nous d’une manière ou d’une autre, nous souhaitons que ce 8 mars soit la journée de TOUTES LES FEMMES.

J’ai choisi de m’attacher au portrait d’Audre Lorde, Femme noire, lesbienne, activiste américaine.

Je l’ai découverte l’année dernière lorsque mon militantisme et mon outing en tant qu’afroféministe se sont imposés à moi.

Audrey Geraldine Lorde est née le 18 février 1934 à Harlem NYC (USA) et elle est décédée à Sainte Croix aux Iles Vierges le 17 novembre 1992.

J’ai découvert Audre Lorde à travers son recueil « Sister Outsider » dans lequel elle compile essais, poèmes et réflexions sur la place de la femme noire au sein de la société américaine.

C’est au cours de l’adolescence en rupture avec ses parents qu’Audrey Lorde s’est réapproprié son prénom pour le modifier pour Audre.

Tout au long de sa vie, Audre Lorde s’est attachée à la représentation de la femme noire ayant été très tôt consciente des inégalités raciales régnant aux Etats-Unis et dont les femmes noires étaient et sont encore victimes que ce soit dans son pays d’origine ou à travers le monde.

Ainsi, Audre Lorde est l’autrice de nombreux ouvrages dans lesquels elle s’exprime sur le racisme quotidien qu’elle a vécu tout au long de sa vie, mais aussi elle brandit la parole féministe pour dénoncer la condition des femmes noires dans le monde.

A travers ses ouvrages, elle tente de donner les pistes nécessaires à ce que les femmes noires puissent trouver une place dans la société.

Audre Lorde a voyagé à travers le monde d’abord au Mexique juste après la fin de ses études, en Europe et même en Russie.

Pendant ses voyages elle a pu examiner la position des femmes et plus particulièrement des femmes noires et le peu de considération qu’on leur accordait.

Elle donnait des conférences, faisait des lectures de ses poèmes et enseignait l’anglais.

Toutes ces actions participaient à l’expression de sa pensée et de partager ses engagements politiques : sa théorie féministe, sa vision sur le Racisme, les différentes formes de l’oppression et le sexisme.

C’est à partir des années 60, qu’Audre Lorde a publiée dans des éditoriaux noirs (poésies, écrits et essais).

Elle fut éditée pour la première fois par le biais de la maison d’édition Poet’s Press en 1968 (The first cities).

Elle a écrit son autobiographie « Zami » en 1983 et a retranscrit pendant plusieurs années son combat contre le cancer dans The Cancer Journals en 1980.

Il est encore difficile de trouver les ouvrages d’Audre Lorde traduits en français.

Cependant ses œuvres se révèlent essentielles et intemporelles tant elles traitent de sujets encore présents dans l’actualité.

Le « blacklash » par exemple, la réaction des dominants visant à minimiser les inégalités ; ici en France nous avons le débat sur la colonisation qui s’invite et qui démontre comment il est encore difficile pour les dominants de faire face à certains faits historiques.

Dans « Sister Outsider » Audre Lorde invite les femmes Noires à se réapproprier leur puissance en prenant conscience de leurs corps, de leur sensualité, de leur pouvoir et ne plus se taire dans une société qui les silencie.

Elle souhaitait donner les outils et les ressources nécessaires pour que les femmes Noires s’en inspirent et puissent continuer le combat contre les inégalités dont elles sont victimes.

C’est justement pour rendre le rayonnement longtemps nié à la population noire qu’Audre Lorde s’attachait dans tous ses ouvrages à écrire le mot noir avec une majuscule et amérique avec une minuscule.

L’héritage d’Audre Lorde réside en ceci.

« Selfcare is not self indulgence, it’s self preservation and that is an act of political welfare,  Audre Lorde

Vous trouverez ici une liste de ses ouvrages :

 Poésie

  • The First Cities (1968)
  • Cables to Rage (1970)
  • From a Land Where Other People Live (1973)
  • New York Head Shop and Museum (1974)
  • Coal (1976)
  • Between Our Selves (1976)
  • The Black Unicorn (1978)
  • Undersong: Chosen Poems Old and New (1982)
  • Our Dead Behind Us (1986)
  • Need: A Chorale for Black Woman Voices (1990)
  • The Marvelous Arithmetics of Distance (1993) à titre posthume

Prose

  • Uses of the Erotic: The Erotic as Power (1978)
  • The Cancer Journals (1980). Traduction : Journal du cancer suivi de Un souffle de lumière, Québec, Mamamélis/Trois, 1998.
  • Zami: A New Spelling of My Name, Mythobiography (1983). Traduction : Zami : une nouvelle façon d’écrire mon nom, Québec, Mamamélis, 2001.
  • Sister Outsider: Essays and Speeches (1984). Traduction : Sister Outsider, essais et propos d’Audre Lorde, Mamamélis, 2003.
  • I Am Your Sister: Black Women Organizing Across Sexualities (1985)
  • A Burst of Light: Essays (1988)

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